ARCHIVECO inaugure son nouveau site de conservation à Charleval

Le 16 juin 2017, le Groupe ARCHIVECO a inauguré un nouveau site de site de conservation archiveco charlevalconservation en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, à Charleval. Déjà implanté aux quatre coins du pays, ARCHIVECO fortifie sa présence dans le sud de la France avec ce 5ème site de conservation dans la zone.

D’une superficie au sol totale d’environ 3310 mètres carrés, pour plus de 12 000 m2 de surface développée dédiée à la conservation d’archives, et représentant un investissement de 3,2 M€, cet édifice satisfera, avec le site de Montauroux (département du Var)  aux besoins de proximité de tous les clients de la région Provence Alpes Côte d’Azur, souhaitant voir leurs archives conservées dans un site répondant aux exigences légales, environnementales et de sécurité.

Voir le communiqué de presse

Titulaire des certifications ISO 9001:2015 et NF Z40-350 pour l’ensemble de ses établissements, ARCHIVECO a également conçu ce site pour répondre aux exigences des agréments du Service Interministériel des Archives de France et devenir le 8ème site bénéficiant de cet agrément « archives Publiques ». Sa conception de dernière génération permet d’optimiser les interfonctionnements entre les différentes fonctions touchant à la gestion documentaire mixte numérique et physique.

Parallèlement, le Groupe ARCHIVECO poursuit sa transformation numérique avec notamment la récente acquisition du Groupe CD-DOC, expert en gestion électronique de documents et 1er intégrateur du logiciel de GED Docuware en Europe. ARCHIVECO entend ainsi couvrir de manière complète l’ensemble des besoins en gestion documentaire des entreprises et administrations du pays.

Archives dans les Bac(s)

Qu’est ce qui a été créé par Napoléon en 1808 et en fait stresser plus d’un tous les ans ? Le bac pardi !

Voilà une énorme machine qui mobilise chaque année des milliers de lycéens, de correcteurs et d’examinateurs, et engendre des millions de copies corrigées. Mais une fois cet examen passé, vous êtes-vous déjà demandé ce qu’il advenait de vos chefs-d’œuvre ?

Après trois jours au centre de délibération, les copies sont conservées par chacune desarticle-bac-archiveco-interne académies. Pour la postérité ? Vous serez déçu. Moins d’un an après leur arrivée, elles sont détruites pour laisser la place aux nouvelles. Seules quelques copies sont conservées chaque année pour garder une trace des productions. Ne cherchez donc pas la copie en économie de notre nouveau président, elle a eu peu de chance de survie. A moins qu’elle n’ait passé les filets du drastique échantillonnage effectué par les Archives départementales, et qu’elle soit aujourd’hui conservée dans ses magasins. Car vous ne serez pas surpris si je vous dis que l’augmentation du nombre d’élèves a conduit à un accroissement de la masse des documents produits, empêchant une conservation systématique des centaines de milliers de copies produites chaque année.

Mais alors qu’en 2016 plus d’un million de candidats passe le bac, ils étaient seulement 31 lors de la première promotion en 1808 et moins de 7000 dans les années 1880.  Une masse réduite beaucoup plus facile à conserver, comme en témoigne la série F17 conservée aux Archives Nationales à Pierrefitte. Antisèches, rapports de triche, diplômes, relevés de notes d’élèves inconnus et célèbres côtoient des dossiers de carrière d’enseignants comme celui de Simone de Beauvoir. De quoi attiser notre curiosité et nous permettre d’observer l’évolution des pratiques de la triche et des sujets étudiés depuis plus de 200 ans.

Néanmoins, l’inégalité des pratiques d’échantillonnage sur l’ensemble du territoire complique l’établissement d’un bilan de la conservation des copies d’examen. Comment savoir vers qui s’orienter ? Alors que les documents produits lors de concours et examens nationaux sont du ressort des Archives nationales, ceux relatifs notamment au baccalauréat sont pris en charge par les Archives départementales. Une circulaire détaille les documents versés dans leur intégralité et ceux qui doivent passer par l’étape de l’échantillonnage. Vous pouvez toutefois être rassurés, à défaut d’avoir la copie éco de Monsieur Philippe, le procès-verbal de son examen est quant à lui bel et bien conservé.

En cela, on ne s’assure pas seulement de la conservation d’une mémoire pour l’histoire de l’enseignement, mais également une histoire économique et sociale, une histoire des sciences et des techniques, et une histoire des mentalités.

Camille CAUSSE pour ARCHIVECO

La société CD-DOC rejoint le Groupe ARCHIVECO

CD-DOC rallie les rangs du Groupe ARCHIVECO

Le Groupe ARCHIVECO annonce l’acquisition de CD-DOC dont il détient 100% du capital depuis acquisition-cddoc-par-archivecole 12 juin 2017. Le Groupe CD-DOC qui a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 6,2 millions d’euro en 2016 est un prestataire de services dans les domaines de la Gestion Electronique de Documents (GED) et de l’archivage électronique, depuis 1996.

Parmi ses références, CD-DOC compte de grands groupes tels que M6, AXA, Bouygues Immobilier, Suez Environnement, Conseil Départemental 78… Son offre de services se décline autour de 4 pôles :

  • L’externalisation de processus comprenant notamment la numérisation et l’archivage électronique de fonds documentaire.
  • Les solutions logicielles (GED Docuware, Big Data Semdee, signature électronique)
  • Le conseil et l’accompagnement à la mise en oeuvre
  • Le pôle Notariat avec ses services de gestion des archives, du minutier électronique « CD-Notaire » ainsi que d’autres services notariaux comme le Dataroom électronique, par exemple.

1er intégrateur de Docuware en Europe depuis plusieurs années et certifié ISO 9001 V2008 depuis 8 ans, la nouvelle société membre du Groupe ARCHIVECO offre une gamme complète de prestations et commercialise des solutions logicielles adaptées aux différents secteurs d’activité : immobilier, industrie, médical, énergie, banque/assurance, secteur public.

Son objectif est de fournir les meilleures solutions et services aux entreprises en leur permettant de mieux maîtriser leur système d’information et de générer ainsi des économies substantielles. La filiale de CD-DOC, COMPUTYS, spécialiste des métiers documentaires, de numérisation et de GEIDE dédiée au notariat, intègre également le Groupe ARCHIVECO.

Le Groupe ARCHIVECO poursuit son développement numérique

En 35 ans, le Groupe ARCHIVECO a développé une expertise opérationnelle reconnue quotidiennement par plus de 5000 administrations et entreprises clientes, autour de ses quatre cœurs de métier :

  • Services de gestion et de conservation des archives,
  • Services de numérisation, gestion électronique de documents et business process outsourcing (BPO)
  • Conseil et prestations archivistiques

Avec cette nouvelle acquisition, le Groupe ARCHIVECO entend poursuivre la transformation numérique dans laquelle il s’inscrit depuis plusieurs années maintenant. Solidement installé dans le paysage français de l’archivage physique, le Groupe réalisait jusque-là 15% de son chiffre d’affaires grâce à son activité numérique. Un total qu’il souhaite porter au-delà de 50% d’ici 3 ans, en axant ses efforts sur l’acquisition d’entreprises compétentes et reconnues en la matière, ainsi que sur une stratégie commerciale globale lui permettant d’offrir à ses clients une vision à 360° de leur gestion documentaire.

« La croissance de nos activités d’intégration et d’éditeur GED, en particulier autour de la solution Docuware qui connait un véritable essor au niveau mondial, nous conduit naturellement à passer à la vitesse supérieure en se rapprochant d’un groupe important partageant nos mêmes valeurs de pérennité, réactivité et de service aux clients » a déclaré Jacques OUANONO, Président de CD DOC. « Je suis ravi de poursuivre ce succès dans un groupe ayant une vision et les capacités d’une stratégie digitale globale » a déclaré Patrick MANGIN, Directeur Général de CD DOC.

Avec cette nouvelle acquisition et fort de sa croissance le Groupe ARCHIVECO confirme son objectif de porter son chiffre d’affaires consolidé au-delà de 32 millions d’euros dès 2017 avec un effectif global de 350 salariés.

D’autres acquisitions à venir

« Avec sa forte compétence en intégration de solutions GED, CD-DOC trouve naturellement sa place dans notre souhait de couvrir l’intégralité de la palette des besoins des entreprises en numérisation, GED et archivage électronique. Nous étudions d’autres acquisitions – 2 à 3 acquisitions prévues cette année – pour renforcer notre offre de produits, solutions et services permettant d’accompagner nos clients entreprises et administrations dans leur transition numérique des flux documentaires » a déclaré Jacques THIBON, Président de Groupe ARCHIVECO.

Contacts ARCHIVECO :

Pierre FRANCOIS, Directeur Général

Julien GARBE, Directeur Commercial

Samir KHARROUBI, Chargé de Communication

L’Alliance Israélite Universelle, une histoire qui déménage !

Sous couvert d’anonymat vous ne les avez certainement pas reconnus, mais en décembre dernier, des centaines d’ouvrages et d’archives constituant l’une des  plus grandes collections des sciences du judaïsme étaient déplacés au cœur de Paris et de sa proche banlieue. Après 80 ans de vie commune, l’Alliance Israélite Universelle doit se séparer de son bâtiment, rue Labruyère et sa bibliothèque réintègre le bâtiment d’origine rue Michel-Ange, là où tout a commencé.

Créée en 1860 par des intellectuels et savants ayant bénéficié de l’émancipation des juifs de France avec la Révolution Française, l’Alliance Israélite Universelle est porteuse d’une histoire unique en son genre.

Influencée par le mouvement des lumières, son objectif est d’améliorer le sort des hommes grâce au progrès et à l’éducation. De l’Irak à la Roumanie en passant par la Turquie et le Maroc, des écoles sont ainsi fondées un peu partout autour de la Méditerranée et dans les Balkans, et une bibliothèque se constitue à Paris dès 1862.

Dans la continuité d’une collection de documents très encyclopédiques qui dépasse la simple étude religieuse, cette bibliothèque contient aujourd’hui, plus de 150 000 livres, autour de 3000 collections de journaux et des kilomètres d’archives. Liées à l’histoire de l’institution elle-même, les archives historiques sont majoritairement composées de correspondances reçues à Paris des agents de l’Alliance présents un peu partout dans le monde jusqu’en 1940. A ce fonds s’ajoutent deux autres fonds : les archives privées constituées de dons et legs d’universitaires et de grandes familles après décès, comme les archives du journaliste Bernard Lazard défenseur de Dreyfus, ainsi que les archives dites « modernes » d’après 1945.

Récits, protestations, histoires familiales, ces documents nous livrent d’inestimables témoignages de la vie des juifs aux XIXe et XXe siècles. Mais pas que. En effet, certaines informations peuvent dépasser le cadre du monde juif comme les témoignages de première main du génocide arménien de la part de directeurs d’école présents dans l’empire ottoman.

Mais le plus insolite reste peut-être le fonds « archives de Moscou ».  L’histoire de la bibliothèque de l’Alliance a subi tout ce qui a pu être fait aux archives et bibliothèques lors de la seconde guerre mondiale. Spoliée par les nazis, la plupart de ses livres sont envoyés à Francfort et seront renvoyés à l’Alliance à la fin de la guerre par les troupes alliées. Mais une autre partie, volée par d’autres services allemands, atterrissent à l’est de l’Allemagne et sont récupérés par l’URSS. On ne les reverra plus jusque la fin des années 1990, après la chute de l’Union Soviétique et l’ouverture des archives secrètes de Moscou. Ce sont elles qui aujourd’hui constituent le fonds « Moscou ». Vol, double vol mais aussi sauvetage, un scénario digne des plus grands James Bond ! Et ça laisse des traces : tampons et étiquettes nazis, inventaires et annotations Russes.

C’est toute cette mémoire qui, en décembre 2016, déménage. Et le problème bibliothèque-aiu-article-ode place auquel se confronte la bibliothèque ne l’empêche pas de rouvrir ses portes et d’accueillir des chercheurs 3 semaines après sa fermeture. Un tour de force indispensable pour Jean-Claude Kuperminc, le conservateur de la bibliothèque, pour qui « il est essentiel de ne pas présenter l’image d’une bibliothèque qui s’interrompt ». Mais quelques ajustements ont été nécessaires pour sauvegarder les collections qui ne pouvaient plus être abritées rue Michel-Ange, l’insuffisance d’espace obligeant à imaginer une solution de repli. Contre la mise en carton « qui aurait été la mort de la bibliothèque » pour le conservateur, il choisi de séparer les fonctions de la bibliothèque et d’externaliser le stockage en faisant appel à un prestataire. Accueillies dans un lieu de stockage spécifiquement créé pour l’Alliance, les collections précieuses sont réinstallées sur des rayonnages comme elles l’étaient à l’origine,  tandis que les livres plus récents et moins précieux ainsi que les archives non traitées sont stockées dans des caisses.

Et alors que la bibliothèque s’adapte à ce tout nouveau fonctionnement, elle n’en arrête pas moins ses autres projets de développement. La prochaine étape ? Créer une vraie bibliothèque numérique de l’Alliance qui sera un outil spécifique pour accéder aux documents et qui sera plus visible, « on est en train de créer notre Gallica » m’annonce fièrement Jean-Claude Kuperminc. Gare à toi Gallica, un concurrent de taille est sur le point de débarquer !

 

Camille CAUSSE pour ARCHIVECO